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Récit d'Eric Bellavance et Karine Désilets


Jour 1 - 27 décembre 1998 (Montréal, New York)

Départ de Montréal à l'heure prévue à bord d'un SAAB assez rustique et d'un agent de bord assez gai. Toutefois, n'oublions pas Eric qui, tourbillon de nerf comme il est, a oublié sa carte d'embarquement on ne sait pas trop où à Montréal…Ça commence bien un voyage! Par chance, Karine a eu droit à des bretzels pour se calmer et elle s'est dit, qu'au moins, elle n'est pas assise à côté de " Madame Debout ". De plus, " Madame Air Eagle " nous apprend qu'on doit changer d'aéroport à Buenos Aires afin d'aller à Mendoza, on a bien hâte de voir comment ça va se dérouler. Arrivé à New York, nous avons eu droit à une entrée exceptionnelle et remarquable par la sortie de secours de l'aéroport…Ah ces américains! Départ pour l'Argentine à bord d'un Boeing 747. C'est génial, nous avons 4 sièges pour nous, l'avion n'est pas plein. On va pouvoir dormir.


À Montréal, une taxe d'aéroport au montant de 10$ par personne est à prévoir si elle n'est pas incluse avec votre billet d'avion.


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Jour 2 - 28 décembre 1998 (Buenos Aires, Mendoza)

Réveillée par des turbulences, Karine a eu droit à un gros mal de cœur. Elle n'était pas capable de déjeuner, de sentir l'haleine d'Eric ou l'eau de Cologne des gens. Ça volait pas fort son affaire. Les turbulences ont continué jusqu'à l'atterrissage à Buenos Aires. À la sortie de l'avion, quelle chaleur humide. Nous allons chercher nos sacs, mais une belle surprise nous attend, il en manque un. Le nouveau sac noir de Eric identifié au nom de Karine. Va falloir l'attendre à Mendoza le lendemain soir. Avec tout ça, il faut prendre le car jusqu'à l'aéroport local, et comme tout le début du voyage, tout va mal. On arrive 20 minutes avant le décollage de l'avion. On se court comme des fous. Par chance, ils ont mis nos sacs dans l'avion. Arrivé à Mendoza (700mètres), Pépé (Pépito, un employé de Rudy Parra) nous attendait à l'aéroport, pour nous conduire à l'auberge de jeunesse. L'auberge de jeunesse n'est pas si pire sauf qu'il y a du RAID pour les coquerelles sur le bureau. On se demande si ça va nous servir. On est crevé et on a hâte que tout soit réglé.


Karine faisant le compte rendu de la journée

La compagnie Aerolineas Argentina, avec qui ont faisait affaire, nous a très bien aidé pour le changement d'aéroport et pour nous aider à retrouver notre sac (perdu par American Eagle). Pour l'Aconcagua, nous avons fait affaire avec Rudy Parra. Nous avons procédé par Internet pour définir les services que je désirais. Voici les services que j'avais demandé:

-Réservation à l'auberge de jeunesse pour notre première nuit à Mendoza
-À notre arrivé, transport de l'aéroport à l'auberge de jeunesse
-Obtention des permis et 6 litres de gas, qui nous seront donnés à notre arrivé à Los Puquios
-Transport de Mendoza à los Puquios
-Camping à Los Puquios (gratuit avec le service de mule)
-Service de mule aller-retour (Los Puquios à Plaza de Mulas et Plaza de Mulas à Los Puquios)
-Service de consigne pour laisser du matériel à Los Puquios

Le tout nous coûtait 680$ US (pour deux personnes)

Vous sauverez entre 20$ US et 60$ US si vous vous occupez vous même du permis, gas et transport (comptez 2 jours supplémentaires à Mendoza dans ce cas).

Pour connaître les différentes compagnies qui offrent des services pour l'Aconcagua, cliquez ici.

En 98-99 (et en 2000-2001), le coût pour une nuit à l'Auberge de jeunesse était de 8$ US par personne. L'Auberge est très bien situé, au centre-ville, et un supermarché Metro est tout près. Silvia et Daniel sont très accueillants, saluez-les de ma part :)

Hostel internacional
Campo Base
Mitre 946 Ciudad de Mendoza
(5500) Mendoza Argentina
Téléphone: (261) 429-0707
Cellulaire: (261) 155-696036
Courriel: info@campo-base.com.ar
Site web: HTTP://www.campo-base.com.ar
Site web: HTTP://www.cerroaconcagua.com



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Jour 3 - 29 décembre 1998 (Mendoza)

Nous avons été réveillés par la musique. Après le déjeuner, nous sommes allés voir Mariano Soler (webmestre du site de l'Aconcagua, http://www.aconcagua.org ) à son travail. Beau petit Argentin aux yeux bleus selon Karine. Ensuite, nous sommes allés chez Orviz. C'est un petit magasin de plein-air assez sympathique. Karine s'est acheté un t-shirt. Nous avons passé l'après-midi à faire la sieste à l'auberge. Sur la fin de l'après-midi, nous sommes retournés voir Mariano. Il a téléphoné à l'aéroport afin de vérifier si notre sac était finalement arrivé. Youppi, il est là! Nous devons prendre l'autobus (1h) jusqu'à l'aéroport, récupérer notre sac et revenir en autobus (1h), c'est moins plaisant mais nous pourrons partir pour la montagne demain matin. Dans la soirée, nous avons rencontré Allain et Virginia, deux amis connus via le forum de discussion sur l'Aconcagua. On va faire le voyage jusqu'à Los Puquios avec eux. Puis, tard dans la soirée (il y a un décalage de 2h avec le Québec) nous avons téléphoné à nos parents. C'est notre dernière chance de leur parler pour les 20 prochains jours.


L'autobus #63 identifié "aeropuerto" (car il y a plusieurs autobus #63) est le seul à se rendre à l'aéroport. Vous devez avoir une carte d'embarquement que vous pouvez trouver dans les supermarchés Metro et un peu partout en ville. Du centre-ville à l'aéroport, le trajet coute 0.80$ US. Vous pouvez la prendre sur la rue Salta, près du terminus d'autobus. Pour prendre l'autobus à partir de l'aéroport, c'est un peu plus compliqué. Vous prendrez l'autobus, probablement gratuitement, puis le conducteur vous débarque un peu plus loin où vous pourrez prendre un autre autobus pour vous rendre en ville. En taxi, le trajet centre-ville jusqu'à l'aéroport nous coûtait 12$ US.


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Jour 4 - 30 décembre 1998 (Mendoza, Los Puquios)

Réveillés tôt le matin, par le bruit et les maringouins, nous sommes allés dîner au café " Le petit Colon " avec Allain et Virginia. On a rencontré une dame qui parlait un peu le français, l'italien, l'anglais et l'espagnol. Très sympathique comme café. Par la suite, nous sommes retournés à l'auberge afin de finir de préparer nos sacs d'expédition. Départ pour Los Puquios (2700mètres) avec le minibus de Rudy Parra. C'est Pépé qui nous y conduit. Le trajet dure environ 3h. Le camping à Los Puquios est très rudimentaire mais bien. Il y a un petit restaurant avec une terrasse. C'est chouette pour préparer les repas. Il vente beaucoup dans ce coin et c'est plus frais qu'en ville.

Camping de Los Puquios

Pour vous rendre à Puente Del Inca par autobus, le coût est d'environ 10$ US plus 5$ US si vous avez beaucoup de bagage. Le trajet prend environ 5 heures (170km). Renseignez-vous au terminus d'autobus ou à l'Auberge de jeunesse pour connaître les heures de départ (7h et 10h probablement).


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Jour 5 - 31 décembre 1998 (Los Puquios)

Veille du Jour de l'An pis on s'en fout carrément. On est debout assez tôt car Virginia et Allain nous quittent ce matin pour le " polish glacier ". Nous espérons que cette route est en bonne condition et qu'ils n'auront pas de problèmes puisque leur temps est très limité. Après le déjeuner, nous avons préparé les sacs pour les mules. Nous partirons pour l'Aconcagua après demain car demain nous prévoyons l'ascension du mont Los Puquios (3800mètres). Nous croyons que c'est une bonne idée car ça va faciliter l'acclimatation pour l'Aconcagua. On déballe le cadeau de Patrick, hummm, du chocolat. Dans l'après-midi, nous sommes allés au village voisin, Puente Del Inca (1.5 kilomètre). Nous avons fait une petite visite. Vers la fin de l'après-midi, nous avons vu deux condors dans le ciel. Le propriétaire de Los Puquios est très gentil, il nous montre beaucoup de mots en espagnol. Ce soir, il nous laisse sa " casa " puisqu'il va fêter avec sa famille à Mendoza.

Puente del Inca

La location d'une mule est de 120$ US. Une mule peut transporter 60kg. Si vous êtes seul, essayer de partager une mule avec une autre personne ou une autre équipe, ça reviendra moins cher. Supposons que 2 équipes de deux personne prennent chacune une mule, le prix sera de 120$ US pour chaque équipe. Cependant, si les deux équipes se joignent ensemble pour louer des mules, le coût sera de 180$ US pour 2 mules, ce qui fait 90$ US pour chaque équipe.


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Jour 6 - 1er Janvier 1999 (Los Puquios)

Hé oui, c'est la nouvelle année et nous partons grimper le mont Los Puquios (3800mètres). C'est très chaud en avant-midi car le vent est tombé pendant la nuit. Au début de la montée, Karine avait de gros coups de pompe mais tout s'est replacé lorsqu'elle a donné le sac à dos à Eric. Tout se passe bien mais le sentier n'est pas clairement indiqué. Nous devons nous arrêter à 3500 mètres car le sentier que nous suivions nous a mené au pied d'une paroi. C'est un excellent sommet pour l'acclimatation car demain nous couchons à 3300mètres (Confluencia). Après avoir mangé du bœuf aux légumes (préparé par Christine Chénard), nous sommes allés dormir car demain nous partons tôt.

Le Mont Los Puquios


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Jour 7 - 2 janvier 1999 (Los Puquios - Confluencia)

C'est le grand départ pour l'Aconcagua et la montre d'Eric n'a pas sonné (erreur de programmation). Nous nous sommes levés avec 15 minutes de retard. Par chance, nous avions préparé l'équipement la veille. Nous avons fait peser nos sacs pour les mules, 46kg. C'est excellent puisque nous avons droit à 60kg. Vers 10h nous partons vers l'entrée du parc en camion. Le gardien parlait anglais, français et espagnol. Il nous a remis trois sacs pour nos déchets. Nous devons les ramener sinon une amende de 100$ (US) nous attend. À 10h30 nous commençons à marcher pour Confluencia (3300mètres). Le sentier est bien indiqué et on y rencontre beaucoup de gens. Le trajet (12km) a duré 3h20 mais nous nous sommes arrêtés 40 minutes pour dîner. Arrivé à Confluencia, il y avait beaucoup de tentes mais un bel emplacement nous attendait. L'eau est facile à trouver et on peut même y acheter du jus, des boissons gazeuses (3$ US) et des hamburgers. C'est vraiment spécial comme atmosphère. De Confluencia, on peut voir le sommet de l'Aconcagua. C'est magnifique, ça fait rêver. En soirée, la température sur l'Aconcagua semble vraiment mauvaise, c'est tout noir. Ici, à Confluencia, il pleut un peu.

Le campement de Confluencia (3300m)


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Jour 8 - 3 janvier 1999 (Confluencia - Plaza Francia - Confluencia)

Réveillés à 8h, puis, quelques minutes de flânage dans nos sacs de couchage. Après le déjeuner, nous sommes partis prendre des photos de la face sud. Le trajet pour se rendre jusqu'à Plaza Francia (4200mètres) a duré 4h. Selon l'altimètre d'Eric, nous sommes montés à 4000mètres, un record pour Karine. Le trajet se fait assez bien, quelques montées plus difficiles mais rien de pénible. Nous n'avons pas eu de difficultés avec l'altitude. La face sud est magnifique, à voir absolument. Ça vaut vraiment le détour et c'est une bonne acclimatation. Le retour a duré 2h-2h30. Arrivé à la tente, Eric avait un gros mal de tête. Nous avons décidé de rester 1 jour de plus à Confluencia afin de compléter l'acclimatation (et de laver les cheveux graisseux de Karine). Par la suite, nous avons fait le souper. Les nouilles ont collé au fond du chaudron. Eric a eu un malin plaisir à le laver.

La face sud de l'Aconcagua


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Jour 9 - 4 janvier 1999 (Confluencia)

Sable, Sable, Sable. On ne voit que ça. On ne respire que ça. C'est pire que pire, la fermeture éclaire de la tente est même coincée. Il a fallu la nettoyer. On a pris un bain dans la rivière, quelle bonne sensation. Toutefois, l'eau était glaciale. Karine s'est gelé une partie du cerveau. Vers 16h, le ciel s'est couvert et la grêle a commencée à tomber. En soirée, on ne voyait plus l'Aconcagua et les autres montagnes avoisinantes. Ce n'est vraiment pas beau comme température d'autant plus que demain il doit ABSOLUMENT faire beau car nous n'avons plus de nourriture, nous devons nous rendre à Plaza de Mulas (4265mètres).


Si vous n'êtes pas trop tôt dans la saison, il est possible d'acheter boissons gaseuses (3$ US), bière (3$ US) et hamburger (8$ US) à Confluencia. On pourrait dire qu'il y a un genre de bar. Il est possible de se laver dans une petite rivière (ne pas utiliser la rivière qui approvisionne le campement en eau) qui se trouve un peu à l'écart du campement.


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Jour 10 - 5 janvier 1999 (Confluencia - Plaza de Mulas)

Réveil à 6h et départ à 7h45 pour le camp de base, Plaza de Mulas. Le trajet est assez long (20km) et difficile, vers la fin il y a de bonnes montées. Au départ, c'est facile, presque toujours sur le plat. Il y a quelques rivières à traverser mais, pour les éviter, il faut toujours marcher à droite, au pied des montagnes, même si le sentier principal (celui emprunté par les muletiers) se dirige vers la gauche. De cette façon, on évite les rivières qui sont parfois difficiles à franchir et on garde les pieds au sec. À l'arrivée au camp de base, on avait de gros coup de pompe. On ressentait vraiment les effets de l'altitude, bouger un peu était difficile. Le temps pour monter la tente et construire un mur de pierre fût assez long. On s'arrêtait pour reprendre notre souffle à toutes les 2 minutes. Peu après avoir fini de monter la tente, les " guardaparques " ont descendus une personne sur une civière. Elle provenait des camps supérieurs. Espérons qu'elle ne soit pas morte. Il y a eu plusieurs avalanches provenant du Cuerno (7 approximativement). En soirée, il neige encore et de gros nuages recouvrent le sommet. La température n'est vraiment pas bonne, toutefois, nous croyons qu'il est possible de se rendre à Nido de Condores (5380mètres). Demain, une journée de repos (acclimatation) est prévue.

Campement de Plaza de Mulas (4265m)


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Jour 11 - 6 janvier 1999 (Plaza de Mulas)

L'Hôtel Refugio (4260m)

Journée de repos et c'est grandement mérité. Les 4265 mètres d'altitude se font sentir. Lorsque nous sommes allés visiter l'hôtel Refugio, nous avons eu de gros coups de pompe. L'hôtel est très beau et solidement construit, c'est bien à visiter. Derrière l'hôtel, il y a un sentier qui mène à une montagne. C'est bien comme sentier et nous croyons que c'est bon d'en faire une partie pour aider à l'acclimatation. Dommage que nous n'ayons qu'une seule gourde, nous aurions aimé en faire plus long. De retour à la tente, nous avons préparé les repas et l'équipement pour le lendemain. Le soir, nous allons chercher l'eau dans la rivière plus basse, car la rivière plus haute est trop sablonneuse. Après le souper, nous avons vu revenir le Chinois, comme nous l'avons si bien surnommé. Il est fou! Il est monté à camp Alaska (5200mètres) aujourd'hui. Depuis qu'il est arrivé, il n'a pas pris une journée de repos. Il est vraiment mal en point, il a un gros mal de tête et n'a même pas d'aspirine avec lui. Demain, il veut aller coucher plus haut. Espérons qu'il ne lui arrivera rien puisqu'il est très mal équipé et il monte beaucoup trop vite.

Préparation de l'équipement pour les camps supérieurs

L'hôtel est à une vingtaine de minute de Plaza de mulas. Un lit au dortoir coûte 15$ US alors qu'une chambre avec 2 lits coûte 25$ US par personne. Boissons gaseuses (3$ US), bières (3$ US), hamburger (8$ US), sandwichs (5$ US) sont aussi disponible. Un souper est servi à 20h, il en coûte 15$ US par personne. Vous aurez une entrée, un plat principal et un dessert. Prendre une douche vous en coûtera 15$ US et loger un appel à votre famille et amis vous coûtera 5$ US par minute. Si vous prévoyez dormir à l'hôtel, apportez vos sac de couchage car c'est très froid à l'intérieur.


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Jour 12 - 7 janvier 1999 (Plaza de Mulas - Camp Canada - Plaza de Mulas)

" J'manque d'air " furent les paroles prononcées par Karine au milieu de la nuit. Manquait-elle vraiment d'air ou était-ce un cauchemar? Nous ne le saurons jamais. Au petit matin, il faisait vraiment froid car le soleil ne traverse les montagnes que vers 9h. Nous sommes partis pour Camp Canada (4910mètres) vers 10h30. La montée est assez difficile au début et à la fin. Le temps de la montée est d'environ 2h45. Tout en montant, nous avons rencontré les gardes du parc qui descendaient une personne décédée plus haut. C'était très pénible à voir. Cette image est restée gravée dans notre esprit. C'est en voyant la triste réalité qu'on se rend compte du réel danger de la montagne. Ce fût une journée brève en marche mais difficile en émotion. Pour en revenir à la marche, en haut, au Camp Canada, le vent est assez fort. Il est important d'avoir de bonnes cordes fixées après la tente. De plus, on avait un gros mal de tête, l'hypoxie se faisait sentir. Nous avons déposé nos sacs de vivres dans la tente d'un Brésilien qui nous l'a si bien offert. Nous sommes restés en haut 45 minutes. Vers 15h30 nous étions de retour au camp de base. Gros dodo pour Eric qui avait un gros mal de tête et de cœur. Cette journée fut difficile pour lui, sur le plan de l'acclimatation.


Il peut être intéressant d'avoir deux tentes soit une pour le camp de base et une autre, plus légère, pour les camps supérieurs. De cette façon, vous pouvez déposer vos sacs de provision et d'équipements dans votre tente que vous installerez à votre camp supérieur. Si jamais vous avez à redescendre au camp de base, vous pourrez utiliser votre première tente (au lieu de l'hôtel).


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Jour 13 - 8 janvier 1999 (Plaza de Mulas - Camp Canada - Plaza de Mulas)

Du chocolat à 8h15 le matin, faut le faire, mais maudit que c'est bon. Nous avons flâné au lit ce matin, attendant que le soleil traverse les montagnes. Nous sommes partis pour Camp Canada vers 11h20. Le temps de la montée fût de 3h25 mais nous sommes arrêtés 45 minutes afin de manger. C'est une bonne chose puisque nous allions vraiment mieux et le mal de tête avait presque disparu. En haut, nous avons déposé notre équipement derrière la tente de notre ami brésilien puis nous sommes redescendus. À notre arrivé au camp de base, nous avons eu la chouette idée de téléphoner à nos parents. On a marché un gros 25 minutes pour aller à l'hôtel. Toutefois, ce que nous ne savions pas, c'est que nous devions donner notre nom à l'avance et que le coût était de 5$ US la minute. Nous avons donc changé d'idée. En chemin, nous avons croisé un Québécois (Normand), membre d'un groupe guidé par Jean-Pierre Danvoye. Demain, nous partons pour Camp Canada avec le reste de l'équipement et nous couchons là. Espérons que tout se passe bien.


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Jour 14 - 9 janvier 1999 (Plaza de Mulas - Camp Canada)

Maudit qu'on était bien, couché, ce matin! On n'avait vraiment pas le goût de se lever. Il faisait froid et c'était très brumeux dehors. On a attendu jusqu'à 9h15 pour se lever, en même temps que le soleil! Ensuite, on s'est fait à déjeuner, du gruau (ça rappelait de bons souvenirs à Eric) et on a rangé l'équipement dans nos sacs à dos. Nous sommes partis pour Camp Canada vers 11h45. La montée fut longue et plus difficile car on était pas mal chargé. En chemin, on a croisé le mauzus de chinois. Il s'en allait coucher à Camp Alaska, il avait l'air en mauvais état. Espérons qu'il ne lui arrivera rien. Karine s'inquiète trop pour lui, Eric en est même jaloux, hihihi! Ça nous a pris 3h05 pour monter plus les 25 minutes que nous avons prises pour manger. La pente est vraiment raide à l'approche du camp. On peut facilement constater que la température est plus froide à Camp Canada. On a difficilement trouvé une place pour la tente (dire que l'an passé Eric et Patrick étaient seuls à ce camp). Par la suite, on a préparé le souper. On essaie une nouvelle technique qui consiste à mettre l'eau bouillante directement dans le sac de plastiques et à attendre 30 minutes que le tout soit prêt. C'est pas mal plus long mais nous n'avons pas de vaisselle à faire (l'eau est difficile à trouver maintenant). En soirée, il neige beaucoup et la température n'est pas très bonne. Personne n'a pu faire le sommet au cours des derniers jours. À notre avis, la limite où les conditions météorologiques ne sont pas si pires doit se situer vers le Camp Alaska, au-delà, ça doit être vraiment froid et venteux. Nous espérons que l'Aconcagua se calmera pendant les prochains jours si nous voulons tenter le sommet.

Le camp Canada (4910m)

À Camp Canada, il est possible de trouver de l'eau et ainsi éviter de faire fondre de la neige. Cependant, l'eau n'est disponible que vers 14h, lorsque le soleil est assez chaud pour faire fondre la neige.

Remplissage des gourdes, Camp Canada (4910m)


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Jour 15 - 10 janvier 1999 (Camp Canada)

Crime de vent! Nous n'avons pas été capables de fermer l'œil de la nuit. Nous étions tellement fatigués ce matin que nous n'avions même pas la force de se lever. On a ouvert les yeux vers 9h15 et à 11h on était encore au lit. Vers 12h on a commencé à se faire à manger et vers 13h30 on allait chercher de l'eau. C'est vraiment froid et il vente beaucoup. Si le vent pouvait se calmer, les choses seraient moins pénibles! Aujourd'hui, on pouvait apercevoir beaucoup de gens qui descendaient des camps supérieurs, la température a dû y être mauvaise hier soir, car ici, elle l'était vraiment. Nous avons décidé de monter avec tout notre équipement à Nido de Condores demain. On devra partir tôt, le trajet prend entre 3h et 4h. Chargé comme nous le serons, nous essaierons de la faire en moins de 6h. On va coucher là. Nous croyons que tout ira bien car c'est moins de 500 mètres de dénivellation. En soirée, la température est beaucoup mieux et il ne vente presque pas, le soleil nous accompagne. Karine croit que la température s'est calmée et qu'il va faire plus beau au cours des prochains jours. Souhaitons-le puisque le sommet arrive bientôt!!!


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Jour 16 - 11 janvier 1999 (Camp Canada - Nido de Condores)

Ce matin, la température n'est pas si pire, c'est froid en matinée et ça se réchauffe vers l'après-midi. Une vraie journée pour faire le sommet. Nous partons de Camp Canada à 11h20, avec tout notre équipement. Maudit que c'est lourd! Nous ne pensions jamais nous rendre à Nido de Condores. Le trajet n'est pas trop difficile et les montées ne sont pas trop pénibles. Nous avons fait le trajet dans un temps normal (3h55) compte tenu de la charge de notre sac à dos. Rendus à Nido, nous montons notre tente presque au même endroit que l'an passé et tout près de la tente de Jean-Pierre Danvoye et son groupe. Tout semble bien aller jusqu'à ce qu'Eric commence à avoir de gros maux de têtes. Deux Tylenol et un peu de repos devraient aider. Pendant ce temps, Karine va chercher de la neige. Puis on commence à la faire fondre afin d'avoir de l'eau pour préparer le souper. On mange un paquet de rotini au bœuf de Alpinaire. Ce n'est pas beaucoup mais c'est mieux que rien. Eric en a mangé un peu et a bu du chocolat chaud aussi, c'est déjà mieux que l'an passé. Il fait assez froid dans la tente et nous allumons nos " Candle Light ". Karine espère que tout va bien aller cette nuit et qu'Eric sera mieux demain.

Le campement de Nido de Condores (5380m)


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Jour 17 - 12 janvier 1999 (Nido de Condores)

Journée de repos à Nido de Condores. Cette journée de repos était vraiment nécessaire puisque Eric n'était pratiquement pas capable de manger, et Karine non plus d'ailleurs, même si elle se portait un peu mieux. Nous sommes restés au lit jusqu'à 11h puis nous sommes sortis pour faire fondre de la neige et préparer le dîner. Prendre de l'air nous a vraiment fait du bien. Nous nous sentions beaucoup mieux par la suite. Nous avons réussi à manger tout notre dîner sans que ça soit difficile. On se sent vraiment mieux là. Demain, on prévoit se rendre à Camp Berlin (5780 mètres) puis revenir dormir à Nido de Condores. Si tout va bien, on pourra faire le sommet le surlendemain en partant tôt, vers 5h, puisque le sommet est toujours couvert en fin d'après-midi. La température à Nido est assez fraîche, surtout quand le vent se lève. La nuit, il vente beaucoup et nos bouchons d'oreilles sont nécessaires afin de bien dormir. Le soleil brûle pas mal la peau et le vent et le froid l'abîme aussi, de la crème solaire est nécessaire afin de bien se protéger. En soirée, il neige et plein de gens s'attroupent près de notre tente, il y a un blessé en haut, dans la traverse si nous avons bien compris. Ça fait peur puisque c'est bientôt notre tour de s'attaquer au sommet. Espérons que ce n'est pas trop grave et qu'il soit vivant. Prions pour que tout aille bien pour nous. Chose certaine, nous serons prudents. Même si ça nous fait peur, nous avons vraiment le goût de tenter notre chance nous aussi.


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Jour 18 - 13 janvier 1999 (Nido de Condores - Camp Berlin - Plaza de Mulas)

En route vers Berlin (5780m)

Levé vers 10h mais nous sommes restés dans la tente afin d'écouter les gens des tentes The North Face pour connaître leur plan car nous ne savons vraiment plus à quoi se fier, la température est beaucoup trop mauvaise. On décide donc de monter faire une ballade jusqu'à Berlin. En cours de route, on rencontre Virginia et Allain redescendant. Allain a fait le sommet mais Virginia a du rebrousser chemin alors qu'elle y était presque, le mauvais temps l'a arrêtée. Nous continuons notre route avant de s'arrêter à nouveau, le temps se gâte et Virginia et Allain sont tellement épuisés. De plus, ils ne connaissent pas la route normale car ils arrivent du glacier polonais. On décide donc de les aider à redescendre. Un petit arrêt à la tente pour prendre des choses essentielles et donner de quoi manger à nos deux amis. Nous repartons par la suite vers Plaza de Mulas. La descente fut assez difficile puisqu'il faisait tempête mais on s'est rendu à bon port. La fatigue se faisait sentir chez Allain et Virginia. Nous nous sommes tous rendu à l'hôtel Refugio. On s'est payé une boisson gazeuse, pris une chambre, puis on a soupé. Une espèce de potage aux lentilles avec beaucoup de gras et du salami, un petit salé aux lentilles comme ils disent si bien. Par la suite, on a beaucoup jasé en tentant de nous réchauffer. Allain nous a raconté son aventure vers le sommet et les gens qu'il a probablement sauvés. On a également appris qu'il y avait deux morts au sommet, une femme et un Japonais (sûrement celui qu'on avait rencontré et surnommé le chinois). On s'est couché tôt, à 21h30. Il fait très froid dans l'hôtel et c'est vraiment humide. Puisque nos sacs de couchage étaient à Nido, nous avons tenté, tant bien que mal, de nous réchauffer dans les couvertures de laine mises à notre disposition. On a eu froid un peu mais on était tellement fatigué. Demain est une grosse journée pour nous.


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Jour 19 - 14 janvier 1999 (Plaza de Mulas - Nido de Condores)

L'Aconcagua est tout blanc. Il a tellement neigé pendant la nuit que maintenant tout est blanc. Nous avons mal dormi, nous avons eu froid. Le déjeuner de l'hôtel était bien ordinaire pour le 22$ US que nous avons payé. Un panier de pain et une cafetière de chocolat chaud. Une chance que nous avions notre beurre d'arachides. Après le déjeuner, nous sommes repartis pour Nido de Condores. Karine a pensé mourir. Tous ses muscles lui faisaient mal et elle ressentait la fatigue accumulée. Pour sa part, Eric souffrait beaucoup moins, mais la fatigue se faisait sentir. Le trajet a duré 5h30, un peu long à notre avis. Un peu avant Camp Alaska, la tempête a commencé, il faisait vraiment froid. On a fait le dernier bout avec Mario, un gars du groupe à Jean-Pierre Danvoye. On s'encourageait mutuellement à continuer, on était presque arrivé! À Nido, il faisait froid et nous étions tellement épuisés que nous avons mis une grosse heure à enfiler des vêtements secs. Karine était complètement vidée, Eric était moins fatigué mais ce n'était pas la grande forme tout de même. La journée précédente fut difficile et remonter aujourd'hui l'était encore plus. On s'est fait à souper, on a fait fondre de la neige puis on s'est couché. La petite routine de la vie de montagne. Durant la nuit, la température était entre -15C et -20C, un peu froid mais au moins, il n'y avait pas de vent.


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Jour 20 - 15 janvier 1999 (Nido de Condores)

La nuit fut bonne et on a bien dormi. Karine avait un petit problème avec le frimas qui lui tombait dans la face et dans le cou pendant son sommeil. On s'est levé vers 9h45, Karine n'avait pas le goût de sortir de son sac de couchage. Eric semblait en pleine forme aujourd'hui, c'était bon signe pour le sommet. Karine commence à être à bout et le mauzus de sommet lui paraît inaccessible : le froid, le vent, les tempêtes de neige. Tout est présent pour nous faire redescendre. Karine veut se rendre à 6000 mètres, Independencia (6400 mètres) serait son objectif ultime dans les conditions où on se trouve. La montagne commence à nous faire peur. Les morts, les blessés, la traverse qui semble quasi impraticable. Le sommet en vaut-il la peine? On commence à se poser la question.


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Jour 21 - 16 janvier 1999 (Nido de Condores)

Préparation de l'eau, Nido de Condores (5380m)

Vent, vent, vent, mais on s'en fout puisqu'on a nos bouchons. On se lève vers 9h15, on mange puis c'est le temps de faire bouillir de l'eau. Vers midi, nous tenons notre " briefing ". On décide de tenter le sommet demain. Départ prévu vers 5h00. Aujourd'hui, nous prenons la journée pour nous reposer et préparer l'équipement pour demain. Nous préparons ensuite notre souper, une fine neige tombe. La neige continue de tomber pendant la majeure partie de la soirée. On espère que la neige cesse afin de pouvoir monter demain. Ça serait génial. Nos voisins de campement ont quitté aujourd'hui. Ils souffraient de la grippe et ils n'arrivaient pas à bien s'acclimater. Le reste du groupe projette de faire le sommet demain lui aussi. On se couche tôt car on doit se lever à 3h afin de préparer l'eau et bien manger. La neige continuera de tomber toute la nuit.


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Jour 22 - 17 janvier 1999 (Nido de Condores - Plaza de mulas)

Tempête de neige à Nido de Condores (5380m)

Tempête! Méchante tempête de neige qui a durée toute la nuit, et qui se poursuit de plus belle. On est recouvert de neige qui nous arrive poussée par des rafales de vent de 100km/h si ce n'est pas plus. La visibilité est presque nulle. La tempête semble interminable. Y a de la neige qui s'est infiltrée dans le vestibule et entre le double toit et la tente. Dès que la température se réchauffe, la neige qui recouvrait la tente (et non le double toit) se transforme en eau et dégoutte à l'intérieure de la tente. Nous devons prendre une décision et vite. Il nous reste 1 journée de bouffe puis avec la neige qui viens de tomber, il sera impossible de tenter le sommet avant plusieurs jours. Nous devons nous rendre à l'évidence, nous devons redescendre. Jean-Pierre Danvoye et son groupe vont redescendre eux aussi ainsi que plusieurs autres équipes. Nous ramassons notre équipement et mettons nos bottes, qui sont pleines de neige. On doit par la suite démonter le campement. Maudit qu'il fait froid. Eric a les pieds gelés. Les piquets qui retiennent la tente sont gelés dans le sol, impossible de les récupérer. Tant pis! On range la tente, pleine de glace dans le sac. On est maintenant prêt à redescendre. Mais où est le sentier? Nous voyons à peine 20 pieds devant nous, nous avons de la neige jusqu'aux genoux. Nous espérons pouvoir suivre une autre équipe mais les 2 gars ne semblent pas plus savoir que nous où aller. Ils décident de nous laisser passer devant. Eric suit un semblant de piste qui a probablement été fait plus tôt ce matin. On finit par se rendre à Camp Alaska. Maintenant, nous devons être plus prudents car la pente est beaucoup plus raide et c'est très glissant. On perd pied fréquemment. Les conditions seront difficiles jusqu'à Camp Canada. Puis le soleil fait son apparition, mais nous ne le remarquons pas trop car nous somme concentrés sur notre objectif, le camp de base. C'est plus tard que nous verrons le résultat, un magnifique coup de soleil. Au camp de base, on rencontre d'autres Québécois, on devait être une trentaine sur la montagne. Nous préparons nos sacs pour les mules puis nous nous dirigeons vers l'hôtel. Nous préférons dormir dans le dortoir plutôt que dans notre tente détrempée. Le coût du dortoir est de 15$ US et le souper aussi. Cette fois-ci, nous avons gardé notre sac de couchage. Bonne décision car dans l'hôtel, c'est froid en maudit. On discute avec 2 Français qui sont au camp de base depuis 2 jours, ils repartent demain, sans même essayer d'aller plus haut, la température étant trop mauvaise. D'ailleurs, il neige encore en soirée. Demain, nous partirons vers Los Puquios, une longue randonnée de 32km. Une chance que nos sacs serons assez légers.

L'Aconcagua recouvert de neige


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Jour 23 - 18 janvier 1998 (Plaza de mulas - Mendoza)

On part de l'hôtel un peu avant 11h. Le sentier est recouvert de neige et c'est très glissant. On est vite arrêté par une rivière. On met facilement 30 minutes à trouver un pont. Finalement, nous apercevons une poutre de métal recouverte de glace, nous somme sauvés! On franchit le pont de justesse puis on se remet en route de plus belle, frustrés d'avoir perdu du temps à trouver ce pont. Le sentier est maintenant moins enneigé mais beaucoup plus boueux. Nous avons tellement hâte de retrouver la civilisation que nous nous soucions peu du sentier. On mettra 6h30 à faire le trajet de l'hôtel jusqu'à l'entrée du parc. Nous avons signalé notre départ au ranger puis il a appelé le Monsieur de Los Puquios pour qu'il vienne nous chercher. Il ne nous a jamais reconnu, c'est bizarre. Peut-être voit-il trop de monde dans la saison. On regarde la possibilité de partir dès ce soir pour Mendoza. Tout est possible si on a l'argent! 100$ US pour un taxi. Trop cher! Nous attendons 2h avant que nos sacs transportés par les mules nous arrivent. En allant chercher les sacs, on redemande à Charlie pour un taxi. Il nous l'offre à 80$ US. C'est cher mais c'est OK, nous ne voulons pas dormir dans notre tente humide, dans notre sac de couchage humide et avec les gens bizarres qui sont campés ici. On doit attendre notre taxi, il doit arriver vers 22h. Finalement, il arrive à minuit. C'est la femme du monsieur qui s'occupe de Los Puquios. On charge l'auto puis on part vers Mendoza. On tente de dormir jusqu'à ce que le chauffard fasse un faux mouvement dans une courbe. Ouf! Ça réveille. On arrive sain et sauf à l'auberge de jeunesse à 3h du matin. L'auberge est pleine mais on peut dormir dans le salon, sur le plancher. Pas de problème pour nous. On est tellement bien au chaud.


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Jour 24 - 19 janvier 1999 (Mendoza)

On se lève à 11h. On prend notre première douche depuis bien longtemps, et on a même de l'eau chaude. Fantastique! Nous passons la journée à fouiner ici et là. Nous déménageons notre équipement dans notre chambre. Pour souper, nous décidons d'aller essayer le buffet dont Allain et Virginia nous ont parlé. Pour 8$ US (10$ US la fin de semaine) on mange vraiment bien, et beaucoup. Ça fait du bien! On se promet bien d'y revenir avant de partir.


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Jour 25 - 20 janvier 1999 au Jour 30 - 25 janvier 1999 (Mendoza)

C'est pas mal toujours la même chose, on se lève vers 11h (car on se couche tard, on attend qu'il fasse moins chaud), on va à l'épicerie chercher des baguettes de pain puis on retourne à l'auberge pour manger. Par la suite nous allons nous promener en ville et magasiner nos souvenirs. On va même jusqu'au centre d'achat, à 45 minutes du terminus d'autobus. On y retrouve surtout des boutiques de haute couture. On ira aussi marcher au parc San Martin. On participera à un barbecue organisé à l'auberge. Pour 5$ US, on mange très bien! Puis ça nous donne la chance de rencontrer et d'échanger avec d'autres personnes. Ça vaut vraiment la peine! On retourne aussi au buffet Las Tinajas (sur Gral. Lavalle, à 20 mètres de San Martin).


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Jour 31 - 26 Janvier 1999 (Mendoza - Buenos Aires - New York - Montréal)


À Buenos Aires, une taxe d'aéroport (entre 23$ US et 50$ US) est à prévoir si elle n'est pas incluse avec votre billet d'avion.


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